Votre exubérance impropre me donne la nausée. je vous prends pour une photo, pour un mauvais portrait terne, sans vie, sans harmonie. Mais qui suis-je ? Au fond, je suis comme vous. Ça me hante. Depuis deux nuits.
Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ?
Et je débarque dans votre photo en noir et blanc, votre monde figé. Serai-je un spectateur, comme au théâtre ? Un spectateur qui se confond avec l'acteur ? Serai-je ce personnage plein de désuétude, d'ennui, que j'ai trop peur de devenir ? Ce corps mécanique, obligé, trainé dans la merde de l'ordinaire, marchant sur un pauvre chemin de boue ? J'ai peur ...